mercredi 26 mars 2008

Chronique redéprécivique

Une semaine que je suis écharpé !
Ben je vais vous dire, ça change la vie !
Le regard des gens n'est plus le même. Ce qu'ils investissent sur toi, ça fout les jetons.
Je l'avais bien dit que je voulais rester chasseur, jardinier, grand-père, pêcheur.
, les cannes à pêche, les fusils, les bêches ou autres serfouettes, j'ai l'impression qu'ils vont rouiller !
J'aurais jamais cru que c'était prenant comme ça une fonction de maire.
Bon, c'est vrai, on ne m'a pas mis un fusil dans le dos pour y aller. Vivement que je prenne un peu d'expérience pour maîtriser la chose et prenne le temps de vivre. L'agenda de ministre ça va un moment. Peut-être devrais-je me payer une Rolex mais ma Carla à moi je suis pas sûr qu'elle me suive longtemps dans ma 405 Pigeot pour mes déplacements officiels au bourg-centre ou dans les cocktails au kir et saucisson local.
De toutes façons j'y suis et pour six ans. Putain six ans ! selon la formule reprise par ma première adjointe qui, semble-t-il n'en mène pas plus large que moi.
Enfin, Allez jacter à l'Est, comme disait Jules César (Non j'ai pas pris la grosse tête).

vendredi 14 mars 2008

Chronique çasecomplique

Et bien voilà ! Demain je prends mes fonctions de maire.
Élu au premier tour avec 87% des voix de 80% des inscrits. Apparemment, les injonctions taguées sur les glissières de sécurité n'ont pas eu l'effet escompté.
Bon, ce score, comme celui de toute mon équipe, je l'avoue, a un petit côté république bananière.
Mais je ne vais pas cracher dans la soupe et bouder mon plaisir.
Par contre bonjour la responsabilité. Un tel signe de confiance ça s'apprécie mais ça crée des obligations notamment celle de ne pas décevoir.
Alors c'est parti, on retrousse les manches, on crache dans les mains et on les met dans le cambouis.
A nous les lampadaires grillés, les chiens qui aboient ou qui déposent leurs excréments dans la rue, les voisins qui font du bruit, les caniveaux mal nettoyés ... , bref, tous ces petits problèmes chronophages qu'il faudra gérer avant d'entreprendre des projets plus ambitieux.
La tâche est noble certes mais lourde. Elle va certainement me donner de la matière pour mon blog, mais m'en laissera-t-elle le temps ? ...

dimanche 2 mars 2008

Chronique xénophilique

Quelle folie la politique en ce moment !
Il faut absolument que je vous fasse partager l'hyperactivité électorale qui secoue actuellement notre chère bourgade.
Les faits que je vais rapporter sont rigoureusement exacts je vous l'assure.
En plus des municipales nous aurons le plaisir de nous déplacer dès potron-minet aux urnes le 9 mars pour élire notre futur conseiller général.
Trois candidats à ce poste ont donc organisé, comme il se doit, des réunions d'information dans notre coquette salle des fêtes.
Premier candidat : public : 0 personne
Deuxième candidat quelques jours plus tard : public : 1 personne de nationalité ... anglaise
Troisième candidat : 100% de participation supplémentaire : public : 2 personnes dont une de nationalité ... canadienne et l'autre ... belge.
Sachant que les étrangers ne votent pas pour les cantonales, cherchez l'erreur !
N'y aurait-il pas une certaine désaffection civique chez nos compatriotes ?
Finalement heureusement qu'il y a un petit (pauvre, excusez-moi Mr le Président) con qui prend la peine d'inscrire des insanités sur une glissière de sécurité, ça en fait au moins un qui s'intéresse ! Mais est-il seulement Français ?

lundi 25 février 2008

Chronique dépessivique

Parlons campagne, la campagne qui va se terminer le 16 mars contrairement à celle qui m'entoure et qui me comblera jusqu'à mon dernier souffle et qui enchantera, je l'espère, mes enfants et petits enfants longtemps après moi.
Parlons donc campagne électorale.
J'ai du mal à y croire ! Tu te lances dans un village où tu penses pouvoir amener quelques modestes choses qui te tiennent à cœur. Ton plus gros problème c'est de trouver une dizaine de personnes qui ont envie de s'investir avec toi. En face, personne ! Et pourtant tu te retrouves avec des inscriptions infamantes bombées sur le bord de la route par je ne sais (si, j'ai quand même mon idée) quel individu qui n'a même pas le courage de t'affronter en face.
Bien sûr, il faut relativiser. Après tout ce n'est le fait que d'un petit lâche qui ne signera pas son geste mais cela fait quand même mal.
Alors moi je dis "que fait Sarkozy ?"
N'est-il pas le chantre des valeurs morales ? Ne vante-t-il pas le retour aux fondamentaux de l'éducation civique ou autre ? D'ailleurs il est le premier à montrer l'exemple. Aussi vais-je me permettre de le paraphraser ( j'espère qu'il n'y a pas de copyrights).
Monsieur le président "Casse-toi petit con"
Désolé pour le coup de blues mais sûr, ça ira mieux demain.

lundi 11 février 2008

Chronique économique

J'habite au pays des moutons. Je ne parle pas des autochtones que je croise à longueur de journée dans les rues de mon village (encore qu'en février ils préfèrent pour la plupart rester au coin du feu). Non, je pense à ces ovins bêlants qui paissent paisiblement dans notre garrigue caillouteuse où ils se débrouillent pour trouver une herbe clairsemée qui donne à leur viande ce goût si caractéristique : une viande qui "moutonnège" comme ont dit chez nous.
Et pourquoi que je vous cause de ça ? j'y go (de mouton !)
Figurez-vous que ma femme (je commence à avoir l'impression d'écrire des épisodes de Colombo), ma femme donc est revenue du super marché avec une barquette de viande de ce délicieux ruminant qui affichait un prix défiant toute concurence.
Or et c'est là qu'est tout le sel (d'agneau) de l'histoire, entre-temps mon gendre, que je ne saurais trop remercier, m'avait gratifié de quelques côtes du même herbivore issues d'un élevage local mais dont le prix que je me suis empressé grossièrement de demander dépassait légèrement le triple de celui que ma femme avait dû débourser pour me moutonner (mitonner pardon) un petit plat dont elle a le secret.
Aussitôt, une idée me vint à l'esprit. Pourquoi ne pas tenter une dégustation à l'aveugle ?
Aussitôt dit, aussitôt fait. Hé bien résultat des courses (de chevaux), le mouton de chez nous, il est plus bon que l'autre.
J'entends déjà les Jean Pierre Coffe et compagnie se rengorger : "C'est ce qu'on vous dit, arrêtez de manger de la merde !"
Oui mon gars, mais si je suis tes préceptes, vu mes moyens, je mange un jour sur trois, ce qui serait peut-être bon pour mon léger embonpoint de quinquagénaire et mon hypercholestérolémie (celui-là je l'ai appris avant-hier en allant chercher mes résultats d'analyses et il est pas facile à placer dans la conversation) mais pour le moral c'est une autre paire de manches.
Alors moi je dis : "Que fait Sarkozy ?"
Nous avait pas promis d'augmenter le pouvoir d'achat ?
Je voudrais bien moi, pas arborer une Rolex ou passer mes vacances sur un yacht, mais manger du mouton qui a l'accent de chez nous, ça oui !
Je demande pas 170% d'augmentation de ma pension de retraite ! Ceci dit, si je suis conscient de ne pas faire partie des plus mal lotis, je me suis quand même levé tôt pendant 37 ans et demi et je pense que cela mérite une certaine reconnaissance.
A+

lundi 4 février 2008

Chronique domestique

Ma femme est allée chez IKEA.
Qu'est-ce qu'on en a à faire vous entends-je soupirer (pour les plus polis d'entre vous) ?
J'en serais au même point que vous si les dommages s'étaient limités à la fonte de ma carte bleue.
Mais que nenni ! Elle m'en a rapporté un carton de pièces bizaroïdes supposées, après assemblage, se transformer en un somptueux lampadaire qui viendrait assister les trois autres qui encombrent déjà notre salon ainsi que les huit lampes de chevet qui font flamber mes factures EDF.
Bon, mais ce que femme veut ...
Si ma frappe est un peu nnnnerveuse, c'est que je viens à l'instant de terminer le montage de cette merveille entamé le matin même à 7h35 (il est 16h15). J'ai pourtant suivi les trente-cinq étapes du montage scrupuleusement. J'ai travaillé consciencieusement d'une main (dans l'autre je tenais ce qu'ils appellent la notice).
Hé ben le résultat n'est pas tout à fait à la hauteur de mes espérances (de celles de ma femme surtout). C'est un lampadaire, il marche, mais il ne ressemble pas tout à fait au joli dessin qui illustre la notice. Outre le papier qui forme l'abat-jour que je me suis empressé de déchirer après 2mn30 de montage, il a un petit côté tour de Pise qui m'inquiète quant à son avenir. Peut-être est-ce dû à l'huilier que j'ai renversé et cassé en le déplaçant et qui a redonné un luisant très seyant au carrelage de notre salon. J'aurai pu, me direz-vous, m'attaquer plutôt au vinaigrier, maintenant orphelin, mais je pense que nous allons y gagner en temps (qui est de l'argent je vous le rappelle) car les déplacements du salon à la cuisine se font maintenant en un éclair, quasi automatiquement, les deux pieds au sol, à la Candéloro des grands jours.
Bref vous devez vous douter que les propos que j'ai tenus pendant ce long moment de solitude auraient fait rougir le plus vulgaire des charetiers.
Alors moi je dis "Que fait Sarkozy ?"
Devait pas nous en débarrasser de tous ces étrangers ?
Dehors les scandinaves, go home les vikings ! Je préfère m'éclairer à la bougie et puis chez nous on n'a pas six mois de nuit par an, na !

lundi 21 janvier 2008

Chronique civique

Ça y est, je suis parti, je suis en campagne.
Non, c'est vrai que j'habite un village rural depuis plusieurs années et que je m'y repais de quiétude et de paysages rupestres revigorants. Là, je vous parle de campagne électorale.
Quelle inconscience m'a poussé à m'engager sur cette voie ? Pourquoi briguer les suffrages d'électeurs avec qui jusque là je m'entendais relativement bien (à quelques rares exceptions près) ?
Dieu seul le sait.
Toujours est-il que je me présente.
A moi donc, si je suis élu, les lampadaires grillés, les chiens qui aboient, les voisins bruyants, les plaintes diverses et variées, les réunions à répétition. Être flic, assistant social, médiateur, bouc émissaire, comptable, scribouillard. Fallait trouver un sado-couillon-maso pour le faire. Et le pire c'est que l'on ne m'a pas poussé.
J'en arrive à me demander, maintenant que l'échéance approche, si je n'ai pas envie d'être battu. Seulement voilà, le hic c'est qu'il n'y a pas d'opposant déclaré à ce jour (pas fous les gonzes !).
Alors il faudra que je me fasse une raison. Que celui qui n'a jamais fait de connerie dans sa vie me jette la première pierre.
Mais ce que je sais, c'est que si je suis maire, je n'en serai pas moins grand-père, jardinier, chasseur, slameur d'opérette, frère, beau-frère, oncle ... et blogueur.
Alors A+