Ça y est, je suis parti, je suis en campagne.
Non, c'est vrai que j'habite un village rural depuis plusieurs années et que je m'y repais de quiétude et de paysages rupestres revigorants. Là, je vous parle de campagne électorale.
Quelle inconscience m'a poussé à m'engager sur cette voie ? Pourquoi briguer les suffrages d'électeurs avec qui jusque là je m'entendais relativement bien (à quelques rares exceptions près) ?
Dieu seul le sait.
Toujours est-il que je me présente.
A moi donc, si je suis élu, les lampadaires grillés, les chiens qui aboient, les voisins bruyants, les plaintes diverses et variées, les réunions à répétition. Être flic, assistant social, médiateur, bouc émissaire, comptable, scribouillard. Fallait trouver un sado-couillon-maso pour le faire. Et le pire c'est que l'on ne m'a pas poussé.
J'en arrive à me demander, maintenant que l'échéance approche, si je n'ai pas envie d'être battu. Seulement voilà, le hic c'est qu'il n'y a pas d'opposant déclaré à ce jour (pas fous les gonzes !).
Alors il faudra que je me fasse une raison. Que celui qui n'a jamais fait de connerie dans sa vie me jette la première pierre.
Mais ce que je sais, c'est que si je suis maire, je n'en serai pas moins grand-père, jardinier, chasseur, slameur d'opérette, frère, beau-frère, oncle ... et blogueur.
Alors A+
lundi 21 janvier 2008
mercredi 16 janvier 2008
Il est né le divin enfant !
Noël après l'heure c'est vrai. Mais quel bonheur !
Encore un petit enfant. Voui mais celui-là il va perpétuer le nom. C'est très beauf comme raisonnement mais je l'assume.
Bienvenue bonhomme. On t'a pas préparé une société ydillique mais t'as du bonheur à prendre.
"Mens sana in corpore sano", c'est tout ce que je te souhaite et je fais confiance à tes parents pour te guider sur ce chemin. Et puis tu as de la chance, tu n'auras pas à voter contre Sarkozy (encore que ...)
"La vie appartient à ceux qui rêvent trop" dit Grand Corps Malade. Je t'en parlerai quand tu seras plus grand. J'en ai fait ma devise, peut-être la partageras-tu plus tard.
Tu as tout à apprendre, tout à découvrir. Prends des forces gamin en attendant, elles te seront utiles et surtout permets-moi le plus longtemps possible de cultiver "l'art d'être grand-père".
mardi 8 janvier 2008
Chronique bucolique

Tes photos, Jonas, prises de ta fenêtre sont superbes, mais qu'est-ce que tu dis de celle-ci prise ce matin de la mienne ?
Oh certes, ce n'est pas sa qualité technique que je vante, je m'en suis déjà expliqué.
Elle veut simplement essayer de faire partager un des moments magiques que je vis dans mon arrière pays. Malheureusement elle ne retranscrit pas le bruit des sonnailles qui accompagnent ce troupeau, l'odeur entêtante des moutons, la chaleur qu'ils dégagent, la force tranquille des bergers qui les conduisent.
Ce spectacle " sons, lumières et odeurs", je le contemple depuis ma plus tendre enfance, mais j'y prends de plus en plus de plaisir. Expérience ?, nostalgie ?, vieillesse ???
J'ai aimé la ville et sa vie trépidante. Aujourd'hui je me complais dans ce petit village caussenard où les gens ne sont certainement pas meilleurs qu'ailleurs mais dans lequel ils existent avec leurs qualités et leurs défauts.
Et puis, cela me fait penser à autre chose qu'à Sarkosy (encore que les moutons ...)
jeudi 3 janvier 2008
Chronique mélancolique
C'est vraiment un jour à passer devant son clavier !
Du brouillard, de la neige, de la pluie, du vent à décorner les béliers, une visibilité de novembre à Londres un jour de smog cumulé avec une éclipse de soleil et des programmes télé tous plus affligeants les uns que les autres relayés par une parabole qui retranscrit sur ton écran tous les flocons qui la giflent.
Pour avoir le moral dans de telles conditions faudrait siffler une bouteille de Ricard cul-sec ou apprendre que Sarkosy vient de démissionner.
Pour le Ricard, j'ai donné pendant les fêtes et pour la mominette, j'ai l'impression qu'on va donner pendant dix ans au minimum !
Alors voilà je rumine pour l'instant mon spleen sans idéal et je le dépose sur la toile.
Et en plus je ne sais toujours pas faire o et e liés !
Donc pour cette année meilleurs souhaits à tout le monde
Du brouillard, de la neige, de la pluie, du vent à décorner les béliers, une visibilité de novembre à Londres un jour de smog cumulé avec une éclipse de soleil et des programmes télé tous plus affligeants les uns que les autres relayés par une parabole qui retranscrit sur ton écran tous les flocons qui la giflent.
Pour avoir le moral dans de telles conditions faudrait siffler une bouteille de Ricard cul-sec ou apprendre que Sarkosy vient de démissionner.
Pour le Ricard, j'ai donné pendant les fêtes et pour la mominette, j'ai l'impression qu'on va donner pendant dix ans au minimum !
Alors voilà je rumine pour l'instant mon spleen sans idéal et je le dépose sur la toile.
Et en plus je ne sais toujours pas faire o et e liés !
Donc pour cette année meilleurs souhaits à tout le monde
lundi 17 décembre 2007
Chronique politique
N'en déplaise à Jonas je vais encore balancer un coup de gueule.
Et c'est qui qui va morfler aujourd'hui ?
Un qui m'a déçu profondément : Mr Azouz Bégag.
Qu'un écrivain comme lui se commette dans un gouvernement comme celui de D. de Villepin, j'avais du mal à l'admettre mais bon, il était sympa et avait l'air d'y croire.
Quand il a été licencié sur insistance de Mr Sarkozy, je me suis rué sur le bouquin qu'il a écrit : "un mouton dans la baignoire". Il y règle des comptes et avoue avoir été "l'arabe de service" destiné à amadouer une partie de l'électorat hésitant de demi- droite.
Mais voilà, je l'ai retrouvé l'autre jour en invité vedette dans une émission de Canal (ouais Canal+ ça fait ringard). L'émission, je l'ai prise en cours et je me suis retrouvé devant un pitre pitoyable qui prenait systématiquement l'accent maghrébin pour ne pas répondre aux questions et a même osé asséner "il faut augmenter le pouvoir d'Aïcha" que Smaïn avait glissé il y a une dizaine d'années dans un de ses sketches.
Alors Mr Aziz Bagouze (comme l'appelait Chirac dans les Guignols : moi je cite mes sources !), je vous le dis tout net je ne vous suis plus. Vous vous êtes prostitué dans un gouvernement où vous n'aviez rien à faire et maintenant vous êtes prêt à montrer votre ... pour faire résonner les trompettes de la renommée. Quelle déception !
Faites-moi (faites-vous) plaisir, retournez à votre clavier ou à votre plume, c'est uniquement grâce à ça que vous pourrez vous faire un nom.
Et c'est qui qui va morfler aujourd'hui ?
Un qui m'a déçu profondément : Mr Azouz Bégag.
Qu'un écrivain comme lui se commette dans un gouvernement comme celui de D. de Villepin, j'avais du mal à l'admettre mais bon, il était sympa et avait l'air d'y croire.
Quand il a été licencié sur insistance de Mr Sarkozy, je me suis rué sur le bouquin qu'il a écrit : "un mouton dans la baignoire". Il y règle des comptes et avoue avoir été "l'arabe de service" destiné à amadouer une partie de l'électorat hésitant de demi- droite.
Mais voilà, je l'ai retrouvé l'autre jour en invité vedette dans une émission de Canal (ouais Canal+ ça fait ringard). L'émission, je l'ai prise en cours et je me suis retrouvé devant un pitre pitoyable qui prenait systématiquement l'accent maghrébin pour ne pas répondre aux questions et a même osé asséner "il faut augmenter le pouvoir d'Aïcha" que Smaïn avait glissé il y a une dizaine d'années dans un de ses sketches.
Alors Mr Aziz Bagouze (comme l'appelait Chirac dans les Guignols : moi je cite mes sources !), je vous le dis tout net je ne vous suis plus. Vous vous êtes prostitué dans un gouvernement où vous n'aviez rien à faire et maintenant vous êtes prêt à montrer votre ... pour faire résonner les trompettes de la renommée. Quelle déception !
Faites-moi (faites-vous) plaisir, retournez à votre clavier ou à votre plume, c'est uniquement grâce à ça que vous pourrez vous faire un nom.
mardi 11 décembre 2007
Chronique siglistique
A la demande générale de mon beau-frère et de mon neveu, je me réinstalle devant mon clavier.
Et pourquoi donc n'en ai-je pas éprouvé le besoin pendant une si longue période ?
Tout simplement parce que les seuls sujets qui m'inspirent sont des événements ou des situations qui me défrisent (tant que faire se peut) ou qui m'horripilent.
Mais après tout, comme disait le poète, les chants désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ?(t'as le bonjour d'Alfred).
Alors voilà, je vais râler. Et même que ce que je vais dénoncer est loin d'être original. D'autres l'ont fait bien avant moi et le feront encore.
Qu'est-ce donc qui me donne une furieuse envie de fustiger aujourd'hui ? ... LES SIGLES...
Et pourquoi aujourd'hui ? (qu'est-ce que vous en posez des questions !)
Ben c'est parce qu' en tant qu'élu de mon petit village, je suis zété convoqué à une réunion de la plus haute importance. Rien que le libellé de la convoc m'a foutu la gerbe. Je vous le sers tel que, brut de décoffrage.
En tant que membre du CO.PIL, vous êtes invités à réfléchir à la mise en oeuvre (o et e liés j'attends toujours Steph) du DO.COB sur les sites N2000 : S.I.C. et Z.P.S. du Causse du Larzac.
Diagnostic et montage de 2 contrats N2000 en milieu forestier ; C.E.N. L.R., C.R.P.F., et O.N.F.
Diagnostic contrats M.A.E. ; C.E.N. L.R. et S.U.A.M.M.E.
J'en passe et des meilleures. Je garde la convoc à l'intention de ceux qui auraient l'outrecuidance de ne pas me croire.
Quant à la réunion elle même je ne vous en parle même pas. Faut appartenir au "milieu autorisé" pour en extraire la substantifique moelle, sinon tu en ressors plus con qu'avant, ce qui fut mon cas.
C'était un galimatias de technocrates suffisants qui se gargarisaient de ces fameux sigles cabalistiques et te jetaient un regard méprisant quand tu osais en demander la signification.
Mais le pire c'est que ces mecs risquent d'avoir une influence sur l'avenir de notre plateau. Sont payés pour ça, eux. Vont nous en faire une réserve d'indiens et je vous laisse imaginer qui qu'aura les plumes au ...
La bonne volonté de petits élus ruraux suffira-t-elle à endiguer leurs délires, j'en doute.
En attendant, je commence à en avoir plein le C.U.L.
Et pourquoi donc n'en ai-je pas éprouvé le besoin pendant une si longue période ?
Tout simplement parce que les seuls sujets qui m'inspirent sont des événements ou des situations qui me défrisent (tant que faire se peut) ou qui m'horripilent.
Mais après tout, comme disait le poète, les chants désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ?(t'as le bonjour d'Alfred).
Alors voilà, je vais râler. Et même que ce que je vais dénoncer est loin d'être original. D'autres l'ont fait bien avant moi et le feront encore.
Qu'est-ce donc qui me donne une furieuse envie de fustiger aujourd'hui ? ... LES SIGLES...
Et pourquoi aujourd'hui ? (qu'est-ce que vous en posez des questions !)
Ben c'est parce qu' en tant qu'élu de mon petit village, je suis zété convoqué à une réunion de la plus haute importance. Rien que le libellé de la convoc m'a foutu la gerbe. Je vous le sers tel que, brut de décoffrage.
En tant que membre du CO.PIL, vous êtes invités à réfléchir à la mise en oeuvre (o et e liés j'attends toujours Steph) du DO.COB sur les sites N2000 : S.I.C. et Z.P.S. du Causse du Larzac.
Diagnostic et montage de 2 contrats N2000 en milieu forestier ; C.E.N. L.R., C.R.P.F., et O.N.F.
Diagnostic contrats M.A.E. ; C.E.N. L.R. et S.U.A.M.M.E.
J'en passe et des meilleures. Je garde la convoc à l'intention de ceux qui auraient l'outrecuidance de ne pas me croire.
Quant à la réunion elle même je ne vous en parle même pas. Faut appartenir au "milieu autorisé" pour en extraire la substantifique moelle, sinon tu en ressors plus con qu'avant, ce qui fut mon cas.
C'était un galimatias de technocrates suffisants qui se gargarisaient de ces fameux sigles cabalistiques et te jetaient un regard méprisant quand tu osais en demander la signification.
Mais le pire c'est que ces mecs risquent d'avoir une influence sur l'avenir de notre plateau. Sont payés pour ça, eux. Vont nous en faire une réserve d'indiens et je vous laisse imaginer qui qu'aura les plumes au ...
La bonne volonté de petits élus ruraux suffira-t-elle à endiguer leurs délires, j'en doute.
En attendant, je commence à en avoir plein le C.U.L.
jeudi 8 novembre 2007
Chronique bucolique
Vain Dieu qu'il est beau mon pays !
Cette remarque poétique et judicieuse, je me la fais depuis quelques jours en arpentant mes collines à la recherche d'hypothétiques bécasses (à plumes je m'entends) ou d'une grive grassouillette qui en aurait ras le bol de se goinfrer de raisins dans la plaine entre des fils de fer qui rendent les vignes impénétrables.
Oh que oui qu'il est beau ce Larzac sous cette luminosité si particulière au mois de novembre quand le brouillard l'a aimablement autorisé à laisser ton regard circuler du glacial Aigoual aux majestueuses Pyrénées enneigées. Tu en veux des couleurs. Me font rire avec leurs zappareils numériques qui revendiquent de plus en plus de millions de pixels. Moi, mes deux yeux c'est à coups de milliards qu'ils sont pixélisés.
Alors bien sûr, j'aimerais faire partager mon émerveillement par photos interposées, mais je me heurte à deux gros problèmes. Le premier est technique comme je l'exposais quelques lignes plus haut (si vous ne les avez pas sautées), le second est artistique. Hélas, tout le monde ne peut pas s'appeler Doisneau, Lartigue ou Hamilton. Moi, quand je pose mon oeil contre un viseur ou que je regarde l'écran de mon zappareil numérique (suis pas complètement idiot quand même), je vois ... pas grand chose et surtout pas le panorama que j'espère immortaliser. On peut quand même pas avoir tous les talents ! Du coup, je laisse s'empoussiérer mon Olympus à la maison et je m'adonne au plaisir solitaire de l'admiration béate de mon coin de paradis.
J'ai toutefois décidé aujourd'hui de vous gratifier d'un de mes rares essais photographiques d'abord pour étayer mon propos et ensuite pour faire travailler l'imagination de ceux qui n'ont pas l'incommensurable bonheur de connaître les superbes paysages dans lesquels j'évolue. (Et je vous garantis qu'en réalité, c'est très beau.
Cette remarque poétique et judicieuse, je me la fais depuis quelques jours en arpentant mes collines à la recherche d'hypothétiques bécasses (à plumes je m'entends) ou d'une grive grassouillette qui en aurait ras le bol de se goinfrer de raisins dans la plaine entre des fils de fer qui rendent les vignes impénétrables.
Oh que oui qu'il est beau ce Larzac sous cette luminosité si particulière au mois de novembre quand le brouillard l'a aimablement autorisé à laisser ton regard circuler du glacial Aigoual aux majestueuses Pyrénées enneigées. Tu en veux des couleurs. Me font rire avec leurs zappareils numériques qui revendiquent de plus en plus de millions de pixels. Moi, mes deux yeux c'est à coups de milliards qu'ils sont pixélisés.
Alors bien sûr, j'aimerais faire partager mon émerveillement par photos interposées, mais je me heurte à deux gros problèmes. Le premier est technique comme je l'exposais quelques lignes plus haut (si vous ne les avez pas sautées), le second est artistique. Hélas, tout le monde ne peut pas s'appeler Doisneau, Lartigue ou Hamilton. Moi, quand je pose mon oeil contre un viseur ou que je regarde l'écran de mon zappareil numérique (suis pas complètement idiot quand même), je vois ... pas grand chose et surtout pas le panorama que j'espère immortaliser. On peut quand même pas avoir tous les talents ! Du coup, je laisse s'empoussiérer mon Olympus à la maison et je m'adonne au plaisir solitaire de l'admiration béate de mon coin de paradis.
J'ai toutefois décidé aujourd'hui de vous gratifier d'un de mes rares essais photographiques d'abord pour étayer mon propos et ensuite pour faire travailler l'imagination de ceux qui n'ont pas l'incommensurable bonheur de connaître les superbes paysages dans lesquels j'évolue. (Et je vous garantis qu'en réalité, c'est très beau.
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