mardi 18 septembre 2007

Chronique philosophique

Je me targuais dans ma dernière divagation toilistique d'avoir déchaîné les passions au point d'enregistrer un nombre quasi incalculable de commentaires. Mal m'en a pris car cette dernière chronique n'a apparemment été lue et commentée que par mon inconditionnel public que je remercie encore une fois chaleureusement.
Ceci m'a amené à me poser une question existentielle essentielle : pourquoi écris-je ? (plus précisément dans ma tête : qu'est-ce que je fous devant ce fouillis de touches, disposées aléatoirement, que mes gros doigts terreux aux ongles endeuillés écrasent de manière hésitante ?)
Hé ben la réponse, je l'ai. J'écris parce que j'ai envie d'être lu !
Oh non pas que j'ai un quelconque message à faire passer. Je n'ai pas la prétention de faire changer la vie, je laisse ce soin à nos penseurs émérites qui prennent plaisir à se masturber l'esprit. Mais quand une idée me traverse la tête, j'ai envie de la faire connaître et éventuellement de la faire partager ou de la voir discutée. Certes les sujets que j'aborde ne méritent pas de faire la Une des journaux mais un retour (que ce soit Ouiii ! Boff ! ou Nonnn !) fait toujours plaisir.
Alors je relance un appel à ceux dont les yeux se sont posés par hasard ou par curiosité ou par copinage sur les quelques mots que j'essaie d'assembler au mieux sur mon écran plat 19 pouces : laissez une trace bordel de votre passage sur mon bloguinet. Papy ne s'en portera que mieux et pourra du plus profond de son Larzac méridional garder un lien avec la civilisation qu'il a fuie depuis quelques années déjà.
Merci d'avance

mardi 11 septembre 2007

Chronique de chronique

14 messages sur mon avant-dernier article. Je crois rêver ! Sans parler des quelques milliards qui m'ont lu mais n'ont pas osé laisser une trace écrite de leur passage sur mon blog. C'est que je suis en train de prendre la grosse tête, moi ! Rentrerai plus dans mon béret larzacien bientôt.
Plaisanterie mise à part, quel bonheur de voir que mes débloggeries ne laissent pas tout le monde indifférent.
Alors pour quelques-uns de mes lecteurs assidus, quelques commentaires :
Tout d'abord Jonas. J'espère bien te rencontrer un jour autour d'un verre. J'ai tout ce qu'il faut ici jusqu'au Coca dont José Bové n'a pas réussi à endiguer le flot dévastateur et obéséïficateur (je vais déposer un copyright pour celui-là, il vaut bien la "bravitude"). Je te raconterai alors en détail à ce moment là (tu n'auras pas le choix, tu seras chez moi), mes aventures rugbystiques. Tu comprendras combien j'apprécie ce sport collectif par excellence et pourquoi je ne veux pas le voir galvaudé et détourné.
Pour Steph. Oecuménique (o et e liés en début que je n'ai pas trouvé sur mon clavier, faudra que tu m'expliques comment on fait) est un terme religieux qui signifie en gros "toutes tendances de la religion chrétienne confondues". Je l'ai employé pour dire que cette brave dame de mère Térésa est reconnue unanimement et quasiment exploitée et récupérée en figure emblématique pour conforter une religion qui bat de l'aile. L'expression de ses doutes a d'ailleurs dû ficher au clergé un sacré (c'est le mot juste) coup au moral.
PS pour Steph : vu le boulot que tu fais pour assurer mon immortalité, je crois que je vais déshériter mes gosses à ton profit : c'est toi qui auras mes dettes.
Pour ma chère et tendre soeur (sais toujours pas ou se trouvent ces o et e liés).
Comment pourrais-je en tant que frêrot t'inclure dans le lot des nanas, bien que je sache que pour tous les mecs tu en es une super ? Par contre arrête de me corriger les fautes et concentre-toi sur ton boulot d'instit (de professeur des écoles, mille excuses), tu verras quand tu auras mon âge et qu'il ne te restera plus que dix ans avant la retraite.
Pour Denis. Tu crois qu'on n'est pas un peu moralisateurs avec les gamins. Je me sens un peu donneur de leçons alors que je suis retraité de l'éducation. Mais après tout l'expérience peut parler puisqu'en fait nous avons participé à leur laisser une société de m... (formule jospinienne).
Pour tous les autres, merci et n'hésitez pas à vous manifester par clavier interposé parce que l'hiver approche et que les journées risquent de paraître longues même à un retraité hyperactif (à son rythme quand même !).
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vendredi 7 septembre 2007

Chronique rugbystique

Allez, encore un coup de gueule !
Ma parole, je deviens acariâtre avec l'âge.
J'explique :
Du fond du Larzac méridional où je coule une retraite paisible et méritée, je cherche à garder un minimum de contact avec la réalité pas toujours rose d'une société pour laquelle j'ai donné et pour laquelle je pense donner encore dans la faible mesure de mes moyens. Que fais-je pour celà ?
Tout bêtement, j'allume ma radio et j'écoute les informations.
Or ce matin du 7 septembre qu'entends-je en priorité ?
Monsieur Laporte, de son prénom Bernard (entraîneur de l'équipe de France de rugby pour ceux qui habiteraient un coin encore plus reculé que le mien) demande aux Français de tous bords de s'habiller en bleu en signe de soutien à l'équipe de France qui va livrer son premier match ce soir au stade de France.
Et Nanar c'est pas la guerre ! L'uniforme j'ai pas envie de le sortir.
T'as déjà tué le rugby champagne en en faisant un combat de gladiateurs. "Morituri te salutant" c'était bon pour Jules César (du pain et des jeux, l'opium du peuple, tiens ça me rappelle quelque chose). Moi j'aimais bien quand c'était un sport, un jeu, un spectacle. Alors m'identifier à tes quinze testostéronés pour entretenir un esprit franchouillard, je m'y refuse.
Bien sûr j'aimerais qu'ils gagnent tes joueurs en bleu de chauffe. Mais s'ils perdent, ça ne m'empêchera pas de boire l'apéro avec les copains et je n'aurais pas honte d'être Français.
Mais d'où elle t'est venue cette idée stupide ?
On dirait celle d'un ministre ...
Tu veux transformer les supporteurs de rugby, jusqu'à maintenant exemplaires, en abrutis des tribunes du P.S.G. ou du stade vélodrome ? Désolé, je ne te suis pas.
Que le meilleur gagne ce soir, qu'il soit en bleu, en vert, jaune ou en noir (faut pas les oublier ceux-là). Peut-être que ton avenir se joue sur ce match, mais pas le mien.
Amitiés à ton copain Sarko. (T'aurais été celui de Ségo, Arlette ou d'autres, j'aurais écrit la même chose).
Et puis zut ! Allez les bleus !

jeudi 6 septembre 2007

Chronique oecuménique

Le hasard fait bien les choses.
Dans mon dernier délire blogistique, j'avais brocardé (pour ne pas dire insulté), les espèces d'... de m... qui veulent nous faire passer lady Barbie pour mère Térésa (dont au passage j'avais affublé le nom d'un H qui ne lui convenait pas du tout)-note orthographique à l'intention de mon nouveau lecteur, Jonas-.
Et voilà-t-y pas que je tombe sur un reportage télé (non pas TF1 ni M6, j'ai dit télé) qui parlait de cette fameuse mère Térésa.
Et quoi qui n'en disaient de cette petite (par la taille) bonne femme ?
J'ai pas l'enregistrement et c'est dommage, mais il faut me croire sur parole, il était donc dit dans ce reportage que cette dame doutait ... de l'existence de Dieu. Et ben moi ça me l'a rendue encore plus eminement sympathique. Qu'elle ait consacré sa vie aux pauvres et aux déshérités parce qu'elle avait reçu un SMS de l'éternel, ça m'aurait rudement contrarié. Ceux que cette nouvelle a dû contrarier par contre, ce sont les pontes séniles vaticanais en djellabah qui ont l'intention de la canoniser. (Rien que le terme me défrise). Le canon, c'était elle, même si elle ne se pavanait pas sur un yacht.
Alors madame, je ne vous dirai pas adieu puisque, comme vous le pressentiez, le paradis n'existe que dans le coeur de ceux qui vous reconnaissent, je vous dirai simplement merci.

samedi 1 septembre 2007

Chronique colérique

Alors là, je dis non ! non, non et non !
Que me vaut cette ire vespérale ?
Je respire un bon coup, je bois un verre d'eau (tiens je savais pas que c'était aussi agréable) et j'explique.
J'étais en train de regarder les championnats du monde d'athlétisme à la télé. J'étais concentré, apportant tout mon soutien à ces valeureux français en quête d'une quelconque médaille fût-elle en chocolat. Vautré dans le canapé, jambes allongées sur la table basse, charentaises aux pieds, bière en main, je partageais totalement les efforts désespérés de nos athlètes tricolores (surtout blacks comme dirait Georges Frêche, pas Brassens) lorsque le commentateur annonça que la retransmission allait être interrompue pour laisser place à la messe commémorative des dix ans de la mort de la princesse Diana.
Déjà le mot messe m'a foutu en rogne. Mais qu'en plus cette mascarade soit consacrée à cette blondasse rosbif alors là, c'en était trop. Lady Di, Lady Daille, Lady died (it's a joke Steph, moi j'aimais bien ma prof d'anglais), mais qu'est-ce qu'on en a à foutre de cette gravure de mode qui n'a rien fait d'autre que de squatter les pages de Paris Match ou de Gala ? Voudraient te la faire passer pour mère Thérésa ces abrutis. Toute sa vie elle a pété dans la soie, elle a participé à cette vaste fumisterie qu'est la royauté anglaise et tout ça pour finir par nous saloper un pont de notre magnifique capitale. Si elle avait besoin d'un chauffeur elle avait qu'à me faire signe. Avec ma Pigeot diésel, bien calée entre mes deux chiens sur la banquette arrière, elle aurait pas pris de risques.
Alors les Grandsbretoniais moi je vous dis que vous me gonflez avec vos dynasties dégénératives. Vous avez une reine, O.K., nous on a un empereur ! Il est de la même taille que celui qui vous a fait chier il y a 200 ans mais il est encore plus dangereux lui. Au passage si vous nous l'envoyez à Sainte Hélène on vous en voudra pas.
Et si vous tenez à rendre hommage à votre princesse d'opérette, je vous donne une idée. Fabriquez une poupée gonflable à son effigie ça fera plaisir à certains parce que ce qu'elle avait au moins pour elle c'est qu'elle était "bonne" comme disent les jeunes.
Mais bordel laissez-moi vibrer aux hypothétiques exploits de nos jeunes sportifs gaulois qui eux sont bien vivants mais ne font pas la Une des journaux (même pas des quotidiens sportifs)

jeudi 30 août 2007

Chronique estivalique

Me voilà prêt, gonflé à bloc, surtout après l'avalanche de commentaires qu'a suscité mon dernier article. (Merci mon neveu de la part du club du troisième âge).
Donc, puisque je vous sens tous et toutes impatients de découvrir mes nouvelles élucubrations webistiques, je me remets donc face à mon écran avec au-dessus de mes genoux un clavier qui me semble avoir multiplié ses touches pendant le court laps de temps que j'ai consacré à mes vacances.
Je m'en vais donc vous narrer quelque anecdote qui a quelque peu éclairci ce putain de temps que nous a valu cet été de merde.
Figurez-vous (si vous êtes au moins deux) ou figure toi Steph, que depuis plusieurs années, nous avons droit dans notre village, superbe certes mais un tantinet apathique, à une animation originale. La criée champêtre que ça s'appelle.
Et en quoi que ça consiste me direz (me diras-tu)-vous ?
Et bien voilà. Une marrante petite demoiselle se déguise en garde-champêtre (képi, tambour et baguettes) et recueille dans une boîte style urne électorale des feuilles de tous formats et toutes couleurs sur lesquelles certains citoyens du village ont plus ou moins laborieusement consigné des impressions, des idées, des rêves (ou des insanités il faut bien le dire).
Le principe est sympa quoique légèrement risqué. Certains règlements de comptes ne volent pas très haut. Mais après tout les carnavals et autres fous du roi ne jouaient-ils pas ce rôle de soupape ?
Il est donc possible pour tout un chacun d'écrire ce qui lui passe par la tête ou par ailleurs.
Or, quand il s'agit d'écrire, je sors tout de suite mon bic pointe large.
J'ai donc produit plusieurs textounets qui ont été lus, comme les autres en place publique.
Voui mais voilà, la place publique est relativement bruyante, les chiens y aboient, les caravanes y passent et la demoiselle garde-champêtre n'a pas une voix de stentor. Alors mon ego en a pris un coup et j'ai donc décidé de mettre au moins l'une de mes productions sur la place légèrement plus étendue que représente la toile (même si de mon côté mon seul neveu semble l'arpenter).
Voici donc ce que j'aurais aimé que l'on entende mieux que les aboiements des clebs ce jour d'août.

"Qui veut mentir n'a qu'à parler du temps"

Si l'on se réfère à ce vieux proverbe, qu'est-ce qu'il a pu se dire comme conneries en cette période.
Pas moyen de croiser quelqu'un (quand le temps le permettait) sans échanger sur le vent, la pluie, les cumulus accumulés, les stratus contrastés, les nimbus nimbés.
Me font rire avec le réchauffement de la planète ! On doit pas habiter la même.
"Planète Larzac" c'est la mienne et elle est différente. Elle est aussi belle battue par un brutal vent du Nord que cinglée par une pluie serrée que pousse le vent marin, écrasée par un soleil flamboyant ou recroquevillée sous un froid glacial. Elle a produit et elle continue à produire des hommes et des femmes rudes, francs et solides.
On n'y trouve pas d'allumeurs de réverbères stupides, de vaniteux absurdes, de rois despotiques, de géographes illuminés, et seulement quelques .. buveurs invétérés.
Saint-Ex, si tu trouves un avion pour descendre de là-haut, viens nous rendre visite et rassure-toi, on ne te demandera pas de dessiner un mouton, il nous en reste encore quelques-uns que les vaches n'ont pas encore réussi à bousculer.
Par contre, n'oublie pas ton K-Way parce que cet été qu'est-ce qu'on se gèle et les prévisions ne sont pas bonnes pour la suite.

Au fait, si on parlait du temps !

dimanche 26 août 2007

Chronique d'Armorique

Les vacances sont finies. Eh oui ! un retraité prend aussi des vacances, il en a le droit.
Et où que c'est qu'il était le retraité-vacancier ?
En Bretagne, en Bretagne bretonnante.
Commentaires ? ... Putain c'est beau.
Plus romantique ? ... Vain Dieu c'est magnifique.
Pour peu que tu saches enfiler un K-Way sans t'étouffer et que tes pieds supportent les bottes en caoutchouc tu en prends plein les mirettes.
En plus on avait un guide. Il avait un joli nom notre guide : Abderrahmane (Nathalie c'est sa femme). Abder, il se serait appelé Loïc qu'il aurait pas fait mieux pour nous faire partager la beauté de ce pays. Fallait le voir humer à pleins poumons l'air frais et chargé de crachin de la baie des trépassés, fixer un regard émerveillé sur l'horizon tumultueux du haut de la pointe du Raz comme un vieux loup de mer, écouter l'air charmé (du moins pendant un certain temps) les bagads et leurs binious et bombardes. Un vrai Breton j'te jure (sauf que celui-là il était un peu plus bronzé que les autres).
Avec sa famille, ils nous ont concocté un séjour aux petits oignons. De vrais amis comme tout le monde aimerait en avoir. (Ceux-là t'y touche pas ce sont les nôtres).
Bref des vacances superbes qui vont me permettre de repartir du bon pied et donc certainement de renoircir les touches de mon clavier avec mes doigts (non, pas de pieds !) de jardinier besogneux.
A bientôt donc.