lundi 17 décembre 2007

Chronique politique

N'en déplaise à Jonas je vais encore balancer un coup de gueule.
Et c'est qui qui va morfler aujourd'hui ?
Un qui m'a déçu profondément : Mr Azouz Bégag.
Qu'un écrivain comme lui se commette dans un gouvernement comme celui de D. de Villepin, j'avais du mal à l'admettre mais bon, il était sympa et avait l'air d'y croire.
Quand il a été licencié sur insistance de Mr Sarkozy, je me suis rué sur le bouquin qu'il a écrit : "un mouton dans la baignoire". Il y règle des comptes et avoue avoir été "l'arabe de service" destiné à amadouer une partie de l'électorat hésitant de demi- droite.
Mais voilà, je l'ai retrouvé l'autre jour en invité vedette dans une émission de Canal (ouais Canal+ ça fait ringard). L'émission, je l'ai prise en cours et je me suis retrouvé devant un pitre pitoyable qui prenait systématiquement l'accent maghrébin pour ne pas répondre aux questions et a même osé asséner "il faut augmenter le pouvoir d'Aïcha" que Smaïn avait glissé il y a une dizaine d'années dans un de ses sketches.
Alors Mr Aziz Bagouze (comme l'appelait Chirac dans les Guignols : moi je cite mes sources !), je vous le dis tout net je ne vous suis plus. Vous vous êtes prostitué dans un gouvernement où vous n'aviez rien à faire et maintenant vous êtes prêt à montrer votre ... pour faire résonner les trompettes de la renommée. Quelle déception !
Faites-moi (faites-vous) plaisir, retournez à votre clavier ou à votre plume, c'est uniquement grâce à ça que vous pourrez vous faire un nom.

mardi 11 décembre 2007

Chronique siglistique

A la demande générale de mon beau-frère et de mon neveu, je me réinstalle devant mon clavier.
Et pourquoi donc n'en ai-je pas éprouvé le besoin pendant une si longue période ?
Tout simplement parce que les seuls sujets qui m'inspirent sont des événements ou des situations qui me défrisent (tant que faire se peut) ou qui m'horripilent.
Mais après tout, comme disait le poète, les chants désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ?(t'as le bonjour d'Alfred).
Alors voilà, je vais râler. Et même que ce que je vais dénoncer est loin d'être original. D'autres l'ont fait bien avant moi et le feront encore.
Qu'est-ce donc qui me donne une furieuse envie de fustiger aujourd'hui ? ... LES SIGLES...
Et pourquoi aujourd'hui ? (qu'est-ce que vous en posez des questions !)
Ben c'est parce qu' en tant qu'élu de mon petit village, je suis zété convoqué à une réunion de la plus haute importance. Rien que le libellé de la convoc m'a foutu la gerbe. Je vous le sers tel que, brut de décoffrage.
En tant que membre du CO.PIL, vous êtes invités à réfléchir à la mise en oeuvre (o et e liés j'attends toujours Steph) du DO.COB sur les sites N2000 : S.I.C. et Z.P.S. du Causse du Larzac.
Diagnostic et montage de 2 contrats N2000 en milieu forestier ; C.E.N. L.R., C.R.P.F., et O.N.F.
Diagnostic contrats M.A.E. ; C.E.N. L.R. et S.U.A.M.M.E.
J'en passe et des meilleures. Je garde la convoc à l'intention de ceux qui auraient l'outrecuidance de ne pas me croire.
Quant à la réunion elle même je ne vous en parle même pas. Faut appartenir au "milieu autorisé" pour en extraire la substantifique moelle, sinon tu en ressors plus con qu'avant, ce qui fut mon cas.
C'était un galimatias de technocrates suffisants qui se gargarisaient de ces fameux sigles cabalistiques et te jetaient un regard méprisant quand tu osais en demander la signification.
Mais le pire c'est que ces mecs risquent d'avoir une influence sur l'avenir de notre plateau. Sont payés pour ça, eux. Vont nous en faire une réserve d'indiens et je vous laisse imaginer qui qu'aura les plumes au ...
La bonne volonté de petits élus ruraux suffira-t-elle à endiguer leurs délires, j'en doute.
En attendant, je commence à en avoir plein le C.U.L.

jeudi 8 novembre 2007

Chronique bucolique

Vain Dieu qu'il est beau mon pays !
Cette remarque poétique et judicieuse, je me la fais depuis quelques jours en arpentant mes collines à la recherche d'hypothétiques bécasses (à plumes je m'entends) ou d'une grive grassouillette qui en aurait ras le bol de se goinfrer de raisins dans la plaine entre des fils de fer qui rendent les vignes impénétrables.
Oh que oui qu'il est beau ce Larzac sous cette luminosité si particulière au mois de novembre quand le brouillard l'a aimablement autorisé à laisser ton regard circuler du glacial Aigoual aux majestueuses Pyrénées enneigées. Tu en veux des couleurs. Me font rire avec leurs zappareils numériques qui revendiquent de plus en plus de millions de pixels. Moi, mes deux yeux c'est à coups de milliards qu'ils sont pixélisés.
Alors bien sûr, j'aimerais faire partager mon émerveillement par photos interposées, mais je me heurte à deux gros problèmes. Le premier est technique comme je l'exposais quelques lignes plus haut (si vous ne les avez pas sautées), le second est artistique. Hélas, tout le monde ne peut pas s'appeler Doisneau, Lartigue ou Hamilton. Moi, quand je pose mon oeil contre un viseur ou que je regarde l'écran de mon zappareil numérique (suis pas complètement idiot quand même), je vois ... pas grand chose et surtout pas le panorama que j'espère immortaliser. On peut quand même pas avoir tous les talents ! Du coup, je laisse s'empoussiérer mon Olympus à la maison et je m'adonne au plaisir solitaire de l'admiration béate de mon coin de paradis.
J'ai toutefois décidé aujourd'hui de vous gratifier d'un de mes rares essais photographiques d'abord pour étayer mon propos et ensuite pour faire travailler l'imagination de ceux qui n'ont pas l'incommensurable bonheur de connaître les superbes paysages dans lesquels j'évolue. (Et je vous garantis qu'en réalité, c'est très beau.



vendredi 26 octobre 2007

Chronique technique

La panne, le désert, le vide. C'est vraiment mauvais quand inspiration rime avec transpiration (Encore que Einstein, Albert de son prénom, l'avait réussi dans sa définition du génie : 1% d'inspiration, 99% de transpiration).
Vouais mais voilà, je ne suis pas Einstein et je ne me prénomme pas plus Albert (faut pas accumuler les handicaps non plus).
Hé ben figure-toi (figurez-vous, vous êtes si nombreux à me lire !) que le manque d'inspiration m'a inspiré. Et comment test-ce que cela se peut possible ?
A vrai dire je n'en sais fichtre rien mais toujours est-il que j'ai commis un texte et que je ne résiste pas à l'envie de vous le donner en pâture. Cela se veut du slam, du slam technique selon la formule de mon copain "Grand Corps Malade" dont je ne pense pas vous avoir parlé (ou alors si peu). Là aussi je ne suis pas Grand Corps Malade, merci tout va bien, mais je me suis fait plaisir d'autant plus que le slam technique ne véhicule pas des idées mais est un travail sur les sonorités donc purement technique pour ceux qui n'auraient pas suivi.
Allez zou, on y va.

Vautré sur mon clic-clac

Je cherche le déclic, trouver des mots qui claquent

Trouver une musique sur laquelle je les plaque

Pas pour faire du fric ni gagner quelques plaques

Les mecs qui ont du fric ont tous des têtes à claques

Vautré sur mon clic-clac

Je cherche le déclic, trouver des mots qui claquent

Non pas pour faire chic ou lancer des attaques

J’utilise mon bic et la rime je traque

Oui mais voilà le hic c’est qu’à force je craque

Vautré sur mon clic-clac

Je cherche le déclic, trouver des mots qui claquent

Acharné comme un flic jusqu’au bout de la traque

Récupérer les briques, pécho celui qui braque

J’en attrape des tics, je bosse comme un black

Vautré sur mon clic-clac

Je cherche le déclic, trouver des mots qui claquent

Je sue et je m’applique, je refais des come-back

Je bouscule l’éthique, je passe pas le bac

La poésie antique qu’elle reste à Itaque

Ma quête est héroïque dans tout ce bric-à-brac

Elle serait pathétique si je bossais au black

Mais tout ça est ludique et sans que j’en aie ma claque

Vautré sur mon clic-clac

Je cherche le déclic, trouver des mots qui claquent


Et voilà

lundi 8 octobre 2007

Chronique météo-sociologique

Un violent épisode pluvieux s'est manifesté bruyamment sur notre chère bourgade. D'énormes cumulus ont déversé sur notre paysage des quantités impressionnantes de pluie dont le cumul a atteint un niveau rarement constaté. En bref, mon colon, qu'est-ce qu'on a pris comme flotte sur la gueule !!!
Eh ben tu vois, dans un temps pas si lointain que ça, j'aurais pesté, râlé, nomdedieusé, j'aurais fait la gueule, j'aurais esquissé une déprime. Là, que nenni, j'ai arboré devant ces cataractes une banane démoniaque soulignant une béatitude intérieure profonde.
Et voui, depuis que je vis en osmose avec la nature, je suis en mesure d'apprécier à sa juste valeur le rythme équilibré des saisons. J'ai pu envisager, grâce à ces trombes d'eau, la remontée des nappes phréatiques, le reverdissement des chênes et des buis, la bonne odeur de terre mouillée de mon jardin, la fin de la quête de gouttes d'eau hypothétiques pour le petit gibier que je m'en vais traquer allègrement avec mes chiens qui n'auront plus la langue pendante et le poids de mon panier rempli de pleurotes, de lactaires ou autres bolets.
Bref, le bonheur même si j'oublie certainement d'autres bienfaits de cette pluie salvatrice.
Oh mais ne serais-je point sur le chemin de la sagesse ???

lundi 1 octobre 2007

Chronique musique

Les retraités ne sont plus ce qu'ils étaient.
Bien sûr que j'ai un emploi du temps classique de retiré de la vie active (chasse, pêche, nature, traditions) . Voui mais moi, je fais ce qu'il faut pour rester en osmose avec cette jeunesse oisive qui ne sait pas qu'en travaillant plus elle travaillerait plus (c'est ce que j'ai cru retenir de la cent deux millième intervention de notre hyperactif président).
Quoi que c'est que j'ai fait pour ne pas sombrer dans cette insidieuse léthargie qui mène à la sénilité précoce ?
J'ai tout simplement assisté dans la semaine à deux concerts qui m'ont ravi dans deux styles totalement différents.
Tout d'abord "Grand Corps Malade". J'entends déjà les millions de lecteurs fidèles de mon blog, assoiffés de nouveauté, s'exclamer : "Mais putain il nous en a déjà causé merde" (forcément sur des millions y sont pas tous polis et éduqués). Hé bien j'en reparle parce que je l'ai revu et que je l'ai reaimé. Ce qu'il fait c'est beau, c'est grand, c'est chiadé. Il puise son inspiration dans le neuf trois et il en sort de la vraie poésie, j'irai même jusqu'à de la poésie vraie. (Je rêve de poéter sur le trois quatre mais c'est pas évident !).
Et le deuxième concert me direz-vous ? (si, si, j'ai entendu la question)
Le deuxième concert se passait au Rockstore. D'abord, il a fallu que je rentre : les videurs ont pas l'habitude qu'on leur présente des cartes vermeil. Une fois introduit dans ce lieu enfumé et alcoolisé j'ai encaissé une avalanche de décibels à couvrir le bruit d'un aéroport aux heures de pointe. Mais le pire c'est que ce n'était pas désagréable et surtout, cerise sur le gâteau, il y avait un petit lutin chevelu qui menait la danse et se démenait en cadence sur la scène, plus présent qu'un président à talonnettes sur les chaînes de télé. Que ceux qui savent que ce génial guitariste bondissant était mon neveu Bruno ne me soupçonnent pas de subjectivité, il était le meilleur et d'ailleurs il a remporté haut la main cette finale avec son groupe. (pour les autographes, je peux vous arranger le coup, de même que pour le CD qu'ils vont enregistrer dans la foulée).
Bref, des moments de bonheur comme on aimerait en vivre plus souvent et que je m'applique à multiplier tant que mon déambulateur me permet ces déplacements.

vendredi 21 septembre 2007

Chronique sportivo-économique

En ce vendredi 21 septembre, à quelques heures du coup d'envoi du match France / Irlande, il me vient une idée tordue, une de plus me direz-vous.
Est-il possible que nos vaillantes brutes laportisées ne se qualifient pas pour la suite de la compétition ?
Savez-vous combien de millions (de milliards ) d'euros ont été investis sur cette coupe du monde en sachant qu'ils ne seraient rentabilisés qu'avec une prestation honorable de nos beaux bébés tout de bleu vêtus ?
- Moi non plus je l'avoue mais je subodore que cela doit être croustillant. (Il n'y a qu'a voir le tarif des pubs télé à la mi-temps selon que le match concerne ou non l'équipe de France).
Alors dans ces conditions, un petit arrangement avec nos très bons amis amis Irlandais satisferait certainement beaucoup de monde (n'est-ce pas Monsieur le futur ministre et Monsieur le président qui a des réformes à faire passer). Ceci d'autant plus que nos excellents amis en vert n'ont pas pour l'instant montré grand'chose dans cette compétition et ne peuvent par conséquent pas avoir de grandes prétentions
La "glorieuse incertitude du sport" ne laissera-t-elle pas la place à la honteuse certitude du profit ?
Je souhaite que non, mais j'émets quelques doutes.
Quoiqu'il en soit, je serai ce soir devant mon poste de télé et j'espère bien me régaler.
Je serai peut-être cocu mais content.
A+ pour les commentaires d'après match.